Israël - LA VISITE DE LA FANFARE (Bikur Hazimoret)

Samedi 29 Septembre - 20h30 - Cinéma Les Variétés
D'Eran Kolirin. Israël/France - 1h30 - 2007 - Vos-t
Avec Sasson Gabaļ, Ronit Elkabetz, Saleh Bakri, Khalifa Natour En Avant-Première - En présence de la productrice Sophie Dulac
Le film qui a enthousiasmé le dernier Festival de Cannes!

Résumé

Un jour, il n'y a pas si longtemps, une fanfare de la police égyptienne fut invitée en Israël pour l'inauguration d'un centre culturel arabe. Seulement, en raison des lenteurs de la bureaucratie, ou d'un manque de chance, personne ne vint les accueillir à l'aéroport. Ils tentèrent alors de se débrouiller tout seuls, et se retrouvèrent au fin fond d'Israël..Une fanfare perdue dans une petite ville oubliée du monde...
Ce premier long-métrage du réalisateur israélien Eran Kolirin a fait un triomphe au dernier Festival de Cannes. Présenté dans la section Un Certain Regard, il en est reparti avec le Prix "coup de cœur" du jury et le Prix de la jeunesse.

Notre invitée : Sophie Dulac

A la fois comme productrice et comme distributrice, Sophie Dulac défend ardemment le cinéma d'auteur et se risque souvent dans l'aventure des premiers films. Grâce à quoi, elle a permis la découverte de nouveaux réalisateurs, israéliens et sud-américains en particulier. La visite de la fanfare est vraiment emblématique de sa politique éditoriale.

Propos du réalisateur

"Quand j'étais enfant, je regardais souvent des films égyptiens à la télé. C'était très courant chez les familles israéliennes (..) Nous regardions, haletants, les intrigues compliquées, les amours impossibles et les chagrins à vous arracher des larmes d'Omar Sharif, Pathen Hamama, I'del Imam et tous les autres(..). C'était assez étrange, d'ailleurs, pour un pays qui passait la moitié de son temps en guerre contre l'Egypte et l'autre moitié, dans une sorte de paix froide (..) Les films arabes ont disparu de nos écrans depuis longtemps. La chaîne a été privatisé et elle s'est noyée parmi les 557 autres dont on nous a inondés. Nous recevons MTV, la BBC, RTL et "Israeli Idols". Alors, qui se soucie aujourd'hui des chansons en quart de ton qui durent une demi-heure ? (..) Par la suite, Israël a construit un nouvel aéroport, oubliant de traduire les noms des routes en arabe. (..) De nombreux films ont abordé la question de la paix que nous n'arrivons pas à obtenir, mais très peu posent la question de savoir pourquoi nous avons besoin de cette paix. Nous avons noyé l'évidence dans nos conversations sur les avantages économiques et les intérêts. (..) Nous avons échangé l'amour vrai contre des rencontres d'une nuit, l'art contre le commerce et les rapports humains, la magie d'une conversation contre l'obsession de mettre les mains sur la plus grosse part de gâteau possible." (Eran Kolirin )

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