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LUNDI 22 NOV.

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17H30

LES VARIÉTÉS

INÉDIT

De Firouzeh Khosrovani
Norvège, Iran, Suisse, 2020, Documentaire, 81 min, VOSTFR

Firouzeh raconte à travers des photographies, des images d’archives, des lettres et des sons, l’histoire d’amour de ses parents. Sa maison à Téhéran, se transformant sous nos yeux, devient la métaphore du conflit qui divise la famille entre la Suisse et l’Iran, entre laïcité et islamisme.

Film également en ligne du 24 au 30 novembre

Firouzeh Khosrovani formée à l’académie des Beaux-Arts de Milan et au journalisme à Téhéran, est documentariste.
Elle vit à Téhéran et porte un regard sans concession sur son pays.

En présence de la réalisatrice.

En partenariat avec Écrans Plur.il.elles,
avec le soutien de la Métropole Aix-Marseille Provence

Née à Tehran en Iran, Firouzeh Khosrovani a étudié l’art en Italie puis le journalisme de retour en Iran. Elle a réalisé cinq films documentaires, dont Life Train (2004) et Rough Cuts (2007), tous deux largement primés. Elle a, par ailleurs, participé à deux films collectifs avec d'autres réalisatrices : Espelho Meu (2010), primé à  Madrid, et Profession: Documentariste (2014), qui réunit 7 réalisatrices iraniennes.,Son dernier film, Radiograph of a Family (2020), primé à Amsterdam, est le plus personnel de sa création.

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18H

INÉDIT

ISTITUTO ITALIANO DI CULTURA DI MARSIGLIA

GRAZIA DELEDDA,
LA RÉVOLUTIONNAIRE

De Cecilia Mangini et Paolo Pisanelli
Italie, 2021, Documentaire, 58 min, VOSTFR

Un voyage à la recherche de Grazia Deledda, écrivaine et ethnographe sarde, dans son île natale, telle qu’elle fut, enfant, adolescente, prix Nobel de littérature, imposant son chemin de création en tant qu’artiste et en tant que femme, dépassant les frontières de la culture dominante masculine.

HOMMAGE CECILIA MANGINI

Première femme à tourner des documentaires après guerre, Cecilia Mangini a souvent réalisé ses films en tandem, d’abord avec Lino del Fra, et depuis 2016 avec Paolo Pisanelli.

En présence de Paolo Pisanelli

Cecilia Mangini naît en 1927 dans les Pouilles, région pauvre et agricole du sud de l'Italie, elle devient photographe et réalisatrice dans les années 50.

Son amitié avec le poète cinéaste Pier Paolo Pasolini se concrétisera dans une collaboration fructueuse, il écrira et donnera sa voix à des textes composés pour trois courts-métrages documentaires qui de ce fait forment un ensemble.

Il s’agit tout d’abord de Ignoti alla Città, qu’elle réalise en 1958 et qui sera censuré pour incitation à la délinquance. Elle y filme les bidonvilles de la périphérie de Rome, et les jeunes désœuvrés dont Pier Paolo Pasolini a fait le portrait dans son roman Le Ragazzi di Vita. Puis Stendalì, qu’elle réalise en 1959 dont le texte de poésies populaires est composé par Pier Paolo Pasolini, en griko, un dialecte parlé dans la région de Salento, héritage du grec de l’Antiquité. Enfin, La Canta delle Marane, réalisé en 1961, où elle filme des adolescents au bain, dans la banlieue romaine. Elle réalisera 26 films de 1958 jusqu’à sa mort en 2021.

En 1962, Mangini, Lino Del Fra et Lino Miccichè réalisent un documentaire, All’Armi, Siam Fascisti, à partir d’archives issues de la propagande visuelle des régimes fascistes. Le film est censuré parce qu'il montre et dénonce les collusions entre le Vatican et le régime fasciste de Mussolini. En 1965, elle réalise Essere donne, portraits de femmes au travail entre autres, toujours dans l’esprit du néoréalisme italien. Entre décembre 1964 et mars 1965, elle effectue un reportage et commence un film au Viêt Nam, avec son mari compagnon de vie et de travail Lino Del Fra, pour soutenir la cause du Vietnam du Nord. Ce film avorté, extraordinaire reportage sur les combattants Viêt-cong, malheureusement inachevé, sera l’objet d’un nouveau film Due scatole dimenticate (Deux boîtes oubliées) en 2020 qu’elle co-réalise cette fois ci avec son ami Paolo Pisanelli grâce auquel elle tournera ses derniers projets. L’infatigable Cecilia Mangini est filmée dans son appartement, transformé en atelier où elle est en train de travailler, d’inventer un nouveau film avec des images tournées en 1965 oubliées et retrouvées… Images d’hier et d’aujourd’hui qui tissent un portrait de la cinéaste tout à fait émouvant. C’est également avec Paolo Pisanelli qu’elle termine la réalisation en 2021, de Grazia Deledda la révolutionnaire, un portrait de la grande écrivaine sarde, prix Nobel de littérature. C’est son dernier opus. Elle tire sa révérence en 2021.

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Paolo Pisanelli "PASSION, VISION, RÉVOLUTION", ce sont les trois mots que choisi Paolo Pisanelli pour décrire son amitié avec Cecilia Mangini. Après quinze ans d'amitié, d'aventures, de collaborations, de discussions, après des voyages à travers le monde pour des rencontres, séminaires, expositions, critiques et projections, Paolo Pisanelli est le plus proche allié de Cecilia Mangini, celle qu'il surnomme "la femme rebelle". Photographe et cinéaste italien, Paolo Pisanelli débute en tant que reporter photographe et est passionné comme Cecilia Mangini, par la photographie de rue. Dès 1997, il se consacre à la réalisation de documentaires. À travers ses films, il raconte des villes, des histoires de migration, les luttes sociales ou encore les traditions musicales. Paolo Pisanelli rencontre Cecilia Mangini en 2005 et ensemble ils réaliseront deux documentaires et deux courts métrages. Grazia Deledda, la révolutionnaire (2021), un voyage cinématographique qui fait revivre le monde de l'écrivaine et ethnographe sarde Grazia Deledda, première femme italienne à avoir reçu le Prix Nobel pour la littérature en 1926, à travers des documents et des manuscrits inédits. Deux boîtes oubliées (2021), revient sur le voyage au Vietnam entreprit par Cecilia Mangini et son défunt mari, le cinéaste Lino Del Fra. Entre décembre 1964 et mars 1965, ils effectuent un reportage au Vietnam, déchiré par la guerre, pour soutenir la cause du Vietnam du Nord. Le binôme n'a jamais pu terminer ce reportage. Plus d'un demi-siècle plus tard, la cinéaste revient sur ces images, émouvantes et immobiles, dont certaines sont retrouvées par hasard.

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LES VARIÉTÉS

INÉDIT

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19H30

D’Azra Deniz Okyay
Turquie, France, Qatar, 2020, Fiction, 90 min, VOSTFR

Istanbul dans un futur proche. Guerres frontalières, crise migratoire, gentrification à marche forcée.
Quatre personnages dont les destins s’entrechoquent.
Un premier long métrage qui livre un portrait réaliste des tensions déchirant la société turque.

Entre Istanbul et Paris, où elle étudie le cinéma et la sociologie,
la cinéaste délivre un cinéma engagé contre la régression
à l’œuvre en Turquie.

En présence de la réalisatrice

Née en 1983, à Istanbul, Azra Deniz Okyay se passionne très jeune pour la photographie. Après des études au lycée français d’Istanbul puis à la Sorbonne Nouvelle en cinéma et en sociologie, elle réalise deux courts métrages en 2002 et 2004 en France puis de retour en Turquie des clips, cinq courts métrages et son premier long métrage Ghosts présenté en 2020 à la Mostra de Venise.

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